Quels sont les avantages salariés les plus utilisés en 2026 ? Pour répondre sans approximation, nous avons mené un échantillonnage auprès de 118 800 bénéficiaires d’une plateforme d’avantages salariés, sur une année complète. Le résultat est limpide, et un peu paradoxal : les salariés rêvent d’évasion, mais dépensent pour le quotidien.

118 800
bénéficiaires étudiés (échantillon)
1,74 M€
de cagnottes distribuées
~8 %
de remise moyenne obtenue
~9 M€
d’achats analysés

Ce baromètre n’est pas une enquête déclarative. Il repose sur des comportements observés, pas sur des intentions auto-rapportées. C’est ce qui en fait une photographie rare du marché des avantages salariés en 2026.

Comment lire ce baromètre (et ce qu’il mesure vraiment)

Avant les chiffres, un mot de méthode — car la transparence fait la valeur d’une étude. Tempeos maîtrise le parcours d’achat de bout en bout uniquement sur les achats en ligne réalisés sur la plateforme. Pour ces achats, nous connaissons le montant exact, le volume et les économies générées.

En revanche, pour les codes promo et la carte de membre utilisée en magasin, nous mesurons l’intérêt (les clics), mais pas l’achat final.

Nous parlons donc de deux niveaux de preuve : d’un côté les intentions (ce que les salariés consultent), de l’autre les achats confirmés (ce qu’ils paient réellement en ligne).

Un baromètre fondé sur des comportements réels

Pour ce baromètre, nous avons analysé le comportement réel d’un échantillon de 118 800 bénéficiaires d’une plateforme d’avantages salariés, sur une année complète : 266 000 connexions, près de 5 000 offres au catalogue et un taux d’activité de 37,6 %. L’échantillon couvre des entreprises de toutes tailles et de nombreux secteurs : une base large et représentative.

Ces chiffres répondent à une objection fréquente des dirigeants : « mes salariés ne s’en serviront pas ». En réalité, dès lors que l’accès est simple, l’usage suit. Le sujet n’est donc pas l’appétence, mais la communication et la mise à disposition.

Ce que les salariés convoitent : l’évasion avant tout

Première grande leçon du baromètre : quand ils explorent leurs avantages, les salariés cherchent du loisir et du voyage. Les huit offres qui génèrent le plus de clics relèvent toutes de cette catégorie.

Campings.com (jusqu’à -60%)
10 095
Disneyland Paris
8 990
Center Parcs
7 783
Puy du Fou
6 718
Intersport Rent
6 375
Pierre & Vacances
5 940
B&B Hôtels
3 952
Sandaya (campings)
3 592

Nombre de clics — offres « code partenaire » les plus consultées (échantillon, 12 mois).

Ces classements traduisent des intentions, pas des achats. Ils disent ce qui fait rêver, pas ce qui finit dans le panier. Et c’est là que l’histoire bascule.

Ce qu’ils achètent vraiment : le réflexe pouvoir d’achat

Quand on passe des clics aux achats confirmés en ligne, le décor change radicalement. Le palmarès des offres réellement achetées est dominé par la grande distribution alimentaire.

E.Leclerc — e-carte 150€
2 002 125 €
Super U / Hyper U — 100€
1 024 480 €
E.Leclerc — e-carte 100€
881 220 €
Carrefour — e-carte 100€
466 830 €
Airbnb — e-carte 200€
357 264 €
Fnac-Darty — 100€
351 120 €
E.Leclerc — e-carte 50€
342 238 €
Auchan — e-carte 100€
278 920 €
Leroy Merlin — 100€
274 015 €

Montant des achats réalisés en ligne sur l’échantillon (e-cartes). En orange : grande distribution alimentaire.

Dans ce palmarès, plus de 8 euros dépensés sur 10 partent dans des cartes de courses alimentaires. Et ces cartes (Leclerc, Super U, Carrefour, Auchan, ~5 % de remise) ne sont pas finçables par la cagnotte ASC ni par les enveloppes URSSAF. Les salariés les achètent donc avec leur propre argent. Des salariés sortent leur carte bancaire personnelle pour grappiller 5 % sur leurs courses : c’est le signal le plus fort de tout ce baromètre.

L’envie d’un côté, le besoin de l’autre

Ce qui attire (les clics)Ce qui se paie (achats en ligne)
Loisir, voyage, évasionAlimentaire, quotidien, essentiel
Campings.com, Disneyland, Center Parcs…E.Leclerc, Super U, Carrefour, Auchan…
100 % du top = loisirs & voyages> 80 % du montant = grande distribution
Une intentionUn achat confirmé

Cet écart n’est pas une contradiction. C’est le portrait fidèle d’un salarié en 2026 : il aspire à se faire plaisir, mais arbitre vers ses dépenses contraintes — un constat que confirme l’INSEE sur le pouvoir d’achat des ménages. Notons un chiffre parlant pour les dirigeants : sur la part tracée de leurs achats en ligne, les salariés ont obtenu près de 8 % de remise moyenne — soit plus de 700 000 € économisés pour près de 9 millions d’euros d’achats analysés. Un gain net de pouvoir d’achat, sans coût salarial pour l’employeur.

Ce que tout dirigeant de TPE-PME devrait en retenir

1
Le quotidien prime. Pour un avantage perçu comme utile, visez d’abord les dépenses contraintes de vos équipes. Un coup de pouce sur les courses parle plus fort qu’un cadeau ponctuel.
2
L’envie reste un puissant moteur d’engagement. Le loisir donne envie d’ouvrir la plateforme. C’est là que la cagnotte employeur (ASC, enveloppes URSSAF) prend tout son sens : elle finance le plaisir, là où le salarié finance l’essentiel.
3
L’abonnement employeur change la donne. Même quand le salarié paie de sa poche, c’est parce que l’entreprise est abonnée à Tempeos qu’il accède à ces remises. Votre abonnement débloque un pouvoir d’achat permanent, en plus des cagnottes que vous distribuez.

Méthodologie et limites

Les données proviennent du back-office Tempeos, sur la période glissante du 29 juin 2025 au 30 juin 2026, agrégées sur un échantillon de 118 800 bénéficiaires. Aucune donnée individuelle n’est exploitée : tous les chiffres sont consolidés et anonymisés. Les montants d’achats et les économies concernent exclusivement les achats en ligne sur la plateforme. Les classements « offres les plus consultées » reflètent des clics (des intentions), et non des achats vérifiés chez les partenaires.

Avantages salariés les plus utilisés : ce qu’il faut retenir

Les avantages salariés les plus utilisés en 2026 racontent une histoire en deux temps. Les salariés cliquent sur le rêve — les vacances, les parcs — mais dégainent leur carte bancaire pour le quotidien — les courses. Entre l’envie d’évasion et le réflexe pouvoir d’achat, c’est tout l’enjeu d’une politique d’avantages réussie : offrir les deux.

Proposer des avantages, ce n’est pas distribuer des bons de réduction. C’est alléger concrètement le quotidien de vos équipes tout en leur donnant les moyens de se faire plaisir — et c’est l’un des leviers de fidélisation les plus rentables qui soit.